Chasse aux emplois vacants

Sur la ComCom de Guebwiller il y a environ 2500 demandeurs d’emplois pour 4000 offres (juin 2025). Cela prouve qu’il y a une inadéquation entre l’offre et la demande. Les qualifications des demandeurs d’emplois de la CCRG ne correspondent pas à des postes en industrie (source France Travail).

Le projet de ZAC au DAWEID ne présente aucune garantie d’emplois locaux. Si on se réfère aux statistiques de l’Aire Du Florival qui emploie près de 2 000 personnes, moins de la moitié habitent dans le giron de la CCRG.

Pour Résumer : en admettant que la promesse faite par la CCRG de 530 emplois en 2050, environ 200 permettraient à des industriels de la vallée de se rapprocher de leur lieu de résidence. Certes la dimension écologique est légèrement intéressante concernant la mobilité, mais cela n’influerait guère sur le taux de chômage.

Ne serait-ce pas plus pertinent de protéger l’attractivité du centre en soutenant une production agricole pour alimenter les habitants ? Du boulot oui, mais d’abord une alimentation saine et de proximité qui profiterait à tous !

Dans nos alternatives, nous proposons de nombreuses créations d’emplois qui ont du sens, qui sont adaptées aux demandeurs d’emplois de la CCRG et qui sont pérennes et de proximité, tout en augmentant notre capacité de résilience alimentaire, en réduisant les températures, les émissions de CO2, les inondations, augmentant la biodiversité, etc.

FloriRail soutient que le principal problème est le manque de mobilité. Il ne sert à rien de créer soit-disant 500 emplois au Daweid alors que de nombreuses offres d’emplois ne trouvent pas preneur, d’après France Travail. Les entreprises se plaignent depuis des années de ne pas trouver d’apprentis. 

Mathieu Taquard, Florirail.fr

Les industries du Florival n’arrivent pas à recruter

Malgré la conjoncture économique dégradée, le secteur industriel continue de recruter massivement. 1,3 million d’offres d’emploi ont été publiées depuis le début de l’année, selon le baromètre Adecco Analytics qui observe des pénuries dans tous les métiers et niveaux de qualification.

Les ECHOS, 28/11/2023

Développement économique : un besoin réel ou une justification facile ?

  • Manque de preuve d’un besoin urgent : Aucune étude publique récente ne démontre clairement que l’Aire d’Activités du Florival est saturée ou que la ZAC Daweid est indispensable pour attirer de nouvelles entreprises. Les opposants à la ZAC, notamment la FDSEA, soulignent que d’autres zones d’activités existent déjà dans la région et que des friches pourraient être réhabilitées plutôt que de bétonner de nouvelles terres
  • Risque de surcapacité : La création de nouveaux espaces ne garantit pas leur occupation rapide, surtout dans un contexte économique incertain. Les élus tablent sur un plein remplissage en 2050 seulement !

Création d’emplois : un argument souvent surestimé

  • Emplois promis / emplois réels : Les projets de ZAC promettent souvent des créations d’emplois, mais sans garantie sur leur nombre, leur qualité ou leur pérennité. Les exemples passés montrent que ces promesses sont parfois revues à la baisse après la construction
  • Coût par emploi créé : Avec un investissement de plus de 11 millions d’euros (estimation faite en février 2020) par la ComCom pour 530 emplois hypothétiques espérés en 2050, le coût par emploi créé semble être très élevé (surtout si les entreprises installées sont peu intensives en main-d’œuvre (par exemple avec des entrepôts)