Déroulé de l’escapade à vélo
Interpeller les Guebwillerois
Après deux nuits magiques passées sur les hauteurs de Schweighouse (que de belles musiques et chansons), le convoi de l’AlterTour s’est mis en route pour rejoindre Ungersheim, avec une pause prévue au Daweid. Plusieurs membres du collectif ont pris place à l’avant pour guider et cyclistes et exploiter au mieux les infrastructures créées pour les vélos. Néanmoins, en bon militants, nous n’avons pas pu nous retenir de descendre par le maillon central au centre de Guebwiller, histoire de faire cligner des yeux les habitants attablés aux terrasses des cafés.
Réfléchir ensemble aux alternatives possibles
Après une demi-heure de pédalage, le Daweid est atteint. Tout le monde pose son vélo et se réjouit de découvrir notre lutte. Les enfants sont emmenés dans un coin pour peindre des pierres. Nous exposons la situation écologique actuelle, puis le projet sinistre de notre CCRG et enfin, nous laisser la parole afin que chacun puisse proposer des alternatives. Des dizaines d’idées pour profiter intelligemment de ces 27 ha ont ainsi été proposées. Nous avons également obtenu de nombreuses pistes pour déboulonner la mécanique insensée de nos élus. Merci à tous les altertourien.nes !
Cela fait 6 ans que l’AlterTour n’était pas passé en Alsace. Après une demi-heure de riches échanges nous avons laissé ces belles personnes et familles rejoindre la capitale des alternatives, Ungersheim. L’espoir fait vivre !

La question de la durabilité de notre civilisation moderne
En conclusion de l’évènement, un extrait de l’ouvrage de François Ruffin « Il est où, le bonheur » a été lu. Voici l’extrait en question :Il y a 10ans une étude nommée HANDY (pour Human And Nature DYnamical) a permis d’aider à comprendre ce qui nous arrive depuis 5000 ans, l’effondrement des empires romains, mésopotamiens, mayas… Le fait que toute civilisation est appelée à disparaître un jour pose question sur la « durabilité » de la civilisation moderne. En étudiant la dynamique « nature-humanité » des civilisations précédentes, le projet scientifique se penche sur les facteurs communs qui pourraient expliquer ces effondrements. Et ces critères déterminants au cours de l’histoire sont principalement :Deux scénarios catastrophe se profilent : Safa Motesharri et ses collègues estiment que le premier scénario possible pour notre civilisation est la réduction, par la famine, des populations pauvres. Dans ce cas, la destruction de notre monde ne serait donc pas due à des raisons climatiques, mais à la disparition des travailleurs. Le second scénario catastrophe repose sur la surconsommation des ressources qui entraînerait un déclin des populations pauvres, suivie par celui, décalé dans le temps, des populations riches. Bref, nous sommes gagnés par la même maladie : nous citons des études… des chiffres. Les rapports du GIEC LES 1,5°, 2°, 3°…, Les 37 milliards de tonnes de CO2 émis, les 60 % d’animaux sauvages disparus, etc. et voilà, malgré notre modestie face à ces enjeux intrinsèques : cela ASSOIT UN propos, assure un sérieux. Soit. Mais nous ne sommes pas les comptables d’un monde qui meurt. Nous sommes les prophètes d’un monde qui vient. Ne laissons pas l’écologie aux moyens et aux, techniciens. N’abandonnons pas la fin, le sens, le bonheur. Délivrons l’espérance alentour, à tous ces hommes, à toutes ces femmes, en rouge, en jaune en vert, qui crèvent de ne plus espérer. Nous avons besoin d’être nombreux, mais nous avons surtout besoin que notre lien soit profond. Notre résilience est liée à la qualité des liens que nous établissons entre nous. C’est Ambroise Croizat, qui lance cette phrase dans les années 30 : « S’unir , plus que jamais s’unir , pour donner à la France, d’autres espoirs. »
- la population
- le climat
- l’eau
- l’agriculture
- l’énergie
